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jueves, 30 de octubre de 2014

Enfant, avez - vous déjà entendu cette expression ? : " T'es un p'tit Lustig toi ! “




Voici l'histoire du grand, du vrai : Victor Lustig, arnaqueur de luxe.
 Il était né en 1890 en Autriche - Hongrie, ses parents étaient des gens fortunés, un père entrepreneur et maire de sa petite ville. Il avait eu la chance de recevoir la meilleure éducation dans les collèges les plus réputés et était incontestablement doué pour toutes les matières littéraires. Ses professeurs ne tarissaient pas d'éloges à son égard. En effet, il était remarquablement brillant et possédait tous les atouts pour devenir un grand avocat.

Mais à 19 ans, Victor ne l'entendait point de cette oreille et ne voulait pas devenir avocat. Une
fois ses études terminées et parfaitement bilingue, il entretient le désir ardent de réussir, et tout de suite. Un jour sans prévenir quiconque de son départ, il s'en va pour Paris avec cette idée fixe en
tête ; faire fortune et par n'importe quel moyen...

La Belle Epoque à Paris, 1909. Endroit rêvé pour les audacieux, surtout lorsqu'on est beau garçon, sans scrupules et intelligent comme lui. Il décide alors de se lancer dans un marché particulièrement rentable, le proxénétisme. Mais il se rendra vite compte que la violence du milieu ne
correspondait pas à ses principes personnels. Il se fera sauvagement agresser par un concurrent jaloux alors il se trouva un autre lieu propice pour son “travail".

Pendant quelques années il croise entre New York et Paris sur des grands paquebots. Un ami lui avait
apprit comment arnaquer quelqu'un de manière à ce que la personne se prenne seule au piège et puisse n'en vouloir qu'à elle - même. Lustig appliqua ses multiples talents au poker et gagna fructueusement sa vie de fraudeur et de tricheur.

Il cessa ses activités de joueur - voleur en 1914. La guerre menaçant les bateaux, le lieu n'était plus
idéal pour continuer ses activités. Il voyagea jusqu'au Nouveau Monde. Une fois en Amérique, ses manières raffinées et élégantes, pour ne pas dire européennes, firent des ravages.

Bien entendu, il usera au maximum de son charme et ses tactiques de fraudeur restaient les mêmes :
Il s'arrangeait toujours pour que la victime ne soit pas juridiquement une victime, faisant en sorte qu'elle se piège elle - même. Ainsi la "victime" ne pouvait pas porter plainte et l'accuser d'escroquerie, ayant trop honte d'avoir été une victime naïve.

Ces sanglantes années de guerres qui avaient marqué le monde, il les avait passées dans
une prison d'Amérique, écroué pour avoir escroqué un directeur de banque dans une affaire immobilière, et Victor n'en avait cure. Il était quelque peu dénué de sens moral et cela contrastait singulièrement avec son intelligence remarquable.

En 1925, Victor Lustig à Paris les poches pleines du butin de ses escroqueries menées sur le continent
américain. Ayant dilapidé sa fortune dans les endroits prestigieux de la ville, il se remet à travailler, enfin à sa manière d'escroc bien entendu...

Au hasard d'une lecture dans un journal, l'attention de Victor est attirée par le titre d'un article. La Ville de Paris aurait des problèmes avec la Tour Eiffel, les réparations nécessaires à
son entretient coûtent trop cher à la ville et le problème était de trouver un financement pour les effectuer.

Une idée incroyable germe dans l'esprit tordu d'escroc qu'avait Victor. Il prit la décision
de vendre la Tour Eiffel. Aussitôt dit aussitôt fait. Après une petite visite sur les lieux pour admirer l'objet de sa future transaction, il fait jouer quelques relations du milieu des faussaires pour se procurer du papier à entête de la Ville de Paris.

Sur le papier à en - tête de la Ville, il convoqua dans un palace, cinq des plus grands
ferrailleurs français, pour une affaire susceptible de les intéresser. Il prétendit être l'adjudicateur de la Ville de Paris et d'agir à la demande du Président de la République et du Président du
Conseil. Les ferrailleurs écarquillèrent les yeux lorsque Victor Lustig leur offrit d'acheter sept mille tonnes d'acier du monument. Il agissait avec une grande assurance et impressionnait toujours ses interlocuteurs naïfs.

En leur demandant bien sûr la plus grande discrétion sur cette transaction, Lustig emmène le groupe sur le lieu dit. La visite de la Tour Eiffel avec les cinq ferrailleurs est le summum de sa carrière
d'escroc. Il risquait gros, vendre la Tour - Eiffel, il jouait son plus beau rôle et savait pertinemment qu'à chaque instant tout pouvait éclater et qu'il risquait de se faire démasquer.

Avec une ridicule carte de visite bariolée de trois lignes tricolores, dépassant sans gêne la foule de gens qui faisaient la queue pour acheter leur billet, il impose son bout de papier à la vue du vendeur surpris et lui dit d'un ton ferme et sans hésiter " Ces messieurs m'accompagnent".
Crédule, l'employé les laisse passer. La visite se passe et la première étape du stratagème est accomplie.

Huit jours après, Lustig reçoit une première offre d'achat pour les sept mille tonnes d'acier.
Sans attendre que les autres propositions s'annoncent, il accepte la première et donne à nouveau rendez - vous au ferrailleur qui désirait acheter l'acier.

Le montant qu'offrait le ferrailleur à Victor Lustig est malheureusement ignoré de l'histoire. N'oubliez pas la stratégie d'une vraie tromperie, faire en sorte que la victime se piège elle - même, ainsi la "victime " ne peut pas porter plainte pour escroquerie, ayant trop honte d'avoir été un pigeon naïf.
Victor avait déguerpit le lendemain de la transaction et le ferrailleur n'a pas porté plainte. Le brave fut l'objet de la risée générale, et Victor Lustig entrait dans le cercle fermé des génies de l'escroquerie.


P.S.: Lustig = drôle (en allemand)

VOCABULAIRE

n'entendre point de cette oreille:  no entender la cosa asi.

quiconque: quienquiera.
s'en vouloir: estar avergonzado de.
faire des ravages: hacer estragos.
se pièger: caer en sus propias redes.
N'en avoir cure: traerle a uno sin cuidado, no hacer caso, importar poco.
Aussitôt dit aussitôt fait: en menos tiempo que canta un gallo

Ferrailleur: chatarrero
Bariolée: abigarrado
depasser sans gêne: adelantando descaradamente
pigeon naïf: primo ingenuo

domingo, 13 de enero de 2013

MON COEUR

 MON COEUR

Petite scène ordinaire que beaucoup d’ados vivent à un moment ou un autre !
La mère du pauvre Raphaël n’a pas vu son fils grandir… Ce sont des choses qui arrivent avec les mères – surtout les mères – quand elles sont un peu trop inquiètes et possessives ! Le problème, c’est le regard des copains et des copines qui, eux, ont la chance d’avoir des parents qui ne dépassent pas les limites, ou avec plus de subtilité !
Et le problème aussi, encore une fois, c’est l’utilisation des téléphones portables et les forfaits miraculeux qui sont proposés: vraiment aucune excuse pour ne pas donner de nouvelles. Difficile dans ces conditions de couper le cordon ombilical !



Transcription:
Raphaël ! Raphaël ! Tu nous écris (1), mon amour (2). Tu nous écris, mon coeur (2).
- Hein ? Tu… Tu m’appelles, hein (3) !
- Oui.
Tu nous écris ! Tu nous écris !
Tu m’appelles en arrivant ! Tu m’appelles en arrivant !
- Et donc avec le doublement de crédit et les textos illimités (4), tu peux nous appeler et nous écrire encore plus.
- Youpi ! (5)
- Tu es content ?
Quelques détails:
1. Tu nous écris / Tu m’appelles : c’est un ordre, une demande très pressante. Mais elle n’est pas formulée à l’impératif (Ecris-nous / Appelle-moi), ce qui lui donne encore plus de force: ce garçon n’a pas le choix ! Tout au moins dans la tête de sa mère…
2. Mon amour – Mon coeur : ce sont des termes affectueux pour s’adresser à ses enfants ou son conjoint.
3. hein: c’est le moyen de solliciter une réaction de la part de celui à qui on parle.
4. les textos illimités: on emploie indifféremment le terme texto ou SMS. On dit par exemple: J’ai les SMS / les textos illimités.
5. Youpi!: cette exclamation (plutôt enfantine) exprime normalement l’enthousiasme. Raphaël aurait pu dire « Super! », « Génial« . En disant « Youpi », il est ironique évidemment et fait exprès d’utiliser ce terme qu’il n’utiliserait plus, vu son âge, en réponse à sa mère qui continue à le traiter comme un bébé.
Petit catalogue de quelques « p’tits noms » utilisés dans l’intimité de deux personnes. (parents et enfants ou amoureux ou conjoints)
- Chéri(e) – Mon chéri / Ma chérie (Grand classique bien sûr)
- Mon trésor / Trésor
- Mon lapin
- Ma puce (et sa variante: Pupuce)
- Mon canard
- Mon poussin / Poussin
- Mon chaton / Chaton

Liste non exhaustive bien sûr car dans ce domaine, chacun est créatif et apporte sa touche personnelle! Mais vous avez vu, il y a beaucoup d’animaux. Peut-être un reste de l’enfance où nous étions entourés par toutes sortes d’animaux en peluche.....

Il y en a que ça énerve d’entendre les autres s’appeler par ces petits noms en public. C’est ce que chante Anaïs, très méchante avec ces couples !


 Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}

Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :

"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2}

C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière

"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi ... Bon d'accord je te rappelle... "

Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur {x2} 

Et pour conclure, que se dit Raphaël tout bas ? Ça doit donner quelque chose comme ça. (Version pas très polie)
- Ma mère, elle est gonflante.
- Mais qu’est-ce qu’elle est chiante !
- Mais lâche-moi deux minutes / trente secondes ! Je suis plus un bébé.
- Lâche-moi les baskets !
- Tu me gonfles !
- Trop la honte !




viernes, 7 de diciembre de 2012

Fête des lumières 2012 à Lyon - Y serez-vous ?

C'est un événement typiquement Lyonnais. L'origine de cet événement date de 1852.  C'est devenu un rituel, une tradition de mettre des petites bougies sur le rebord des fenêtres; cette tradition s'est transformée en un grand festival de créations de lumières éphémères en milieu urbain, qui dure 4 jours. Cette année du 6 au 9 décembre. Quatre soirées de spectacles, d'animations et une centaine de créations lumières installées dans tous les quartiers. La ville reçoit plus de 3 millions de visiteurs chaque année. Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter la page web de la ville: 
http://www.lyon-visite.info/fete-des-lumieres-2011-vieux-lyon-saone/

Pink Spinning Heart Within A Heart France Pointer